Les prix Ruth et Sylvia Schwartz de littérature jeunesse 2022 décernés à Brittany Luby, Joshua Mangeshig Pawis-Steckley et Philippa Dowding

Toronto, le 22 juin 2022 – Le nom des lauréats 2022 des prix Ruth et Sylvia Schwartz de littérature jeunesse a été annoncé aujourd’hui à l’école Faywood Arts-Based Curriculum School de North York.

Les lauréats ont été choisis par deux jurys de jeunes lecteurs de l’école : un jury composé de quatre élèves de 4e année et d’un élève de 6e année du programme pour sourds et malentendants a choisi l’ouvrage primé dans le volet Livre illustré, et un jury d’élèves de 8e année a choisi l’ouvrage primé dans le volet Livre pour jeunes lecteurs.

Les jeunes jurés sont choisis pour leur goût de la lecture et leur aptitude à collaborer entre eux dans l’objectif de refléter leur milieu scolaire. Chaque élève lit séparément les livres présélectionnés, puis travaille avec son groupe qui décide collectivement du lauréat. Cette démarche fait la singularité de ces prix littéraires canadiens.  

OUVRAGE PRIMÉ DANS LE VOLET LIVRE ILLUSTRÉ
  

Groundwood Logos Spine

by Brittany Luby (Guelph, Ont.)
illustrations : Joshua Mangeshig Pawis-Steckley (Vancouver, C.-B.)
Anishinaabemowin translation by Alvin Ted Corbiere and Alan Corbiere
Groundwood Press
 
 

LE LIVRE

Dans ce récit lyrique écrit en anichinabé et en anglais, une petite fille et sa grand-mère explorent leur environnement et observent avec plaisir les scènes familières que chaque nouvelle saison apporte. Nous les accompagnons par de chaudes journées d'été avec leurs fleurs sauvages, abeilles et bleuets, puis à l'automne, lorsque les ours festoient avant d'hiberner et que les champignons des bois sont bons pour la récolte. Nous les suivons encore dans la pénombre des matins d'hiver lorsque s’activent cerfs, souris et autres animaux en quête de nourriture, puis au printemps lorsque des pousses vertes percent à travers la neige et que se fait entendre le chant des rainettes.

CITATIONS

Le jury d’élèves qui a sélectionné ce livre a été impressionné autant par le texte que par les illustrations et a déclaré avoir aimé « l’histoire tout en douceur et les couleurs vibrantes ». Il a aussi souligné que c’était génial de raconter l'histoire à la fois en anichinabé et en anglais, et a pensé que ce serait un excellent moyen pour les enfants qui parlent l'une ou l'autre langue d'apprendre à découvrir le passage des saisons.

« Un créateur ne peut s’empêcher d’espérer, espérer que son message atteindra et interpellera les autres, a déclaré l'auteure Brittany Luby. Je suis profondément reconnaissante de recevoir le prix Ruth et Sylvia Schwartz – c'est le signe que mon ouvrage est en bonne compagnie : les jeunes lecteurs. Merci, miigwetch, au jury d’élèves de m'avoir donné l’occasion de réaliser ce rêve. »

« Gagner ce prix est très important pour moi, car le livre met en valeur les langues autochtones et la culture anichinabée, a déclaré l'illustrateur Joshua Mangeshig Pawis-Steckley. C'est particulièrement réjouissant de voir que la prochaine génération reconnaît qu’il est important de revitaliser les langues autochtones et de mettre en valeur l'art autochtone. »

À propos de l'auteure

Brittany Luby, d’ascendance anichinabée, a grandi sur les terres du Traité n° 3 dans ce qui est maintenant connu comme le nord-ouest de l'Ontario et vit actuellement dans le territoire du « bol à une seule cuillère ». Elle est professeure adjointe d'histoire à l'Université de Guelph et cherche par son travail à stimuler le débat public sur les questions autochtones. Il s'agit de son deuxième livre illustré et de sa première nomination à un prix Ruth et Sylvia Schwartz de littérature jeunesse.


À propos de L’illustratrice

Joshua Mangeshig Pawis-Steckley, artiste ojibwé membre de la Première Nation de Wasauksing, partage son temps entre son territoire ancestral et Vancouver. Ses œuvres cherchent à récupérer les récits et les enseignements traditionnels ojibwés et à les faire connaître dans le style contemporain de l'école de Woodland. Il utilise principalement l'acrylique, l'illustration numérique et la sérigraphie, et a fait l’objet de plusieurs expositions individuelles dans l’Île de la Tortue. Il s'agit de son premier livre illustré.


Ouvrage primé dans le volet Livre pour jeunes lecteurs

firefly   
Philippa Dowding (Toronto, Ont.)
DCB 
 

LE LIVRE

Firefly vivait dans le parc en face de la maison de sa mère parce qu'elle s’y sentait plus en sécurité. Après une épouvantable nuit, cependant, les services sociaux l’envoient vivre avec sa tante Gayle, qui possède un magasin de déguisements. Firefly s'habitue à prendre des bains, à dormir à nouveau dans un lit et à porter autant de costumes qu'elle peut à l'école. Mais où est-on vraiment chez soi? Et qu'est-ce que la famille? D’ailleurs, qui est Firefly... et quel est le véritable déguisement?


Citations
Le jury d’élèves qui a sélectionné Firefly débordait d’enthousiasme à propos du livre et a déclaré : « Nous aimerions pouvoir rencontrer ces personnages dans la vraie vie! Nous aimons la façon dont Firefly a été accueillie comme membre de la famille par le personnel de l’incroyable boutique de costumes et la manière dont chaque personnage a évolué – même le chat! On peut facilement se reconnaître dans le personnage de Firefly, dont les défauts sont tellement courants, et nous voulons la revoir dans une autre histoire. »

« Merci pour ce très grand honneur, a déclaré l'auteure, Philippa Dowding. Que ce livre reçoive le prix est d’autant plus important que c'est à un groupe assidu de lecteurs de huitième année qu’il le doit – et le choix n'a pas dû être facile pour eux, car les ouvrages mis en candidature cette année sont tous excellents! Le prix encouragera la prochaine génération de lecteurs à découvrir Firefly, et peut-être aussi à susciter une prise de conscience et de l'empathie à l'égard des questions abordées dans le livre, notamment la santé mentale, la toxicomanie, l'itinérance, la pauvreté, l'amitié et la famille. »

 
Firefly, le livre le plus récent de Philippa Dowding, a également remporté le prix du Gouverneur général 2021 dans la catégorie Littérature jeunesse de langue anglaise. Son livre précédent, Oculum, a été finaliste du prix Diamond Willow décerné par le SYRCA (Saskatchewan Young Readers' Choice Award) et du prix Silver Birch décerné dans le cadre du programme Forest of Reading / Forêt de la lecture de l’Association des bibliothèques de l’Ontario. C'est la première fois qu'elle est mise en candidature pour un prix Ruth et Sylvia Schwartz de littérature jeunesse.
 

À propos des prix 

  • Les prix Ruth et Sylvia Schwartz de littérature jeunesse ont été créés en 1976 par Sylvia Schwartz à la mémoire de sa sœur Ruth, libraire torontoise respectée. En 2004, la famille a rebaptisé le prix pour rendre hommage aux deux sœurs. Les prix sont financés par la Fondation Ruth Schwartz.
  • Deux prix de 6 000 $ chacun sont décernés chaque année pour récompenser les auteurs et illustrateurs qui se sont distingués par leur excellence dans le domaine de la littérature canadienne de langue anglaise pour enfants.
  • La Fondation des arts de l'Ontario administre ces prix avec l'aide du Conseil des arts de l’Ontario, qui gère le processus de mise en candidature et de sélection par jury.
  • Consultez la page qui contient tous les détails sur les prix et la liste des lauréats précédents.

RENSEIGNEMENTS MEDIAS
Shoshana Wasser, Coordonnatrice principale des communications, Conseil des arts de l’Ontario
416-969-7434/1-800-387-0058, ext. 7434 | swasser@arts.on.ca

 

 RENSEIGNEMENTS SUR LA FONDATION DES ARTS DE L'ONTARIO
Bruce Bennett, Directeur général, Fondation des arts de l'Ontario
416-969-7413 | bbennett@oafdn.ca

 

La Fondation des arts de l’Ontario (FAO) est passionnément engagée à construire un soutien à long terme pour les arts en Ontario. En 2021-2022, la FAO a versé plus de 4,4 million de dollars en revenus de dotation et 600 000 dollars en prix et bourses.

Cela fait plus de 55 ans que le Conseil des arts de l’Ontario (CAO) joue un rôle de premier plan dans la promotion et l'aide en matière de développement des arts au profit de tous les Ontariens. En 2021-2022, le CAO a investi 56,4 millions de dollars dans 237 collectivités de la province par le biais de 2 665 subventions à des artistes et de 1 050 subventions à des organismes.

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